Mémorable Soirée du 4 juillet =D

Mémorable Soirée du 4 juillet =D
A l'ordre du jour : boissons, victuailles et convivialité

Excellente soirée passée au Lycée ...
200 personnes (dont 5 élèves =P) ...

On a mangé, on a bu (beaucoup -_-'), et on a dansé, et on a dansé, et on a dansé ...

De maigres dossiers maintenant ...

C'était vraiment Enormissime ...


" j'aurais jamais cru voir les profs dans un état pareil ...
- et moi, j'aurais jamais cru les voir aussi bourrés que nous ...
- et moi, j'aurais jamais cru danser en boîte avec eux jusqu'à 3h ...
- et moi, j'aurais jamais cru les embrasser tous et les appeler par leurs petits noms ...
- et toi Alex ?
- ...
- Alex ?
- et bien moi, j'aurais jamais imaginé vous entendre dire ça un jour ..."


Vivement l'année prochaine =D
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 11:40
Modifié le samedi 05 juillet 2008 20:50

Personne ici n'est épargné par les classements... dans ce monde rigoureux, tout se classe, tout est bien défini... même l'amour ? ...

Personne ici n'est épargné par les classements... dans ce monde rigoureux, tout se classe, tout est bien défini... même l'amour ? ...
Dans la définition des termes sociologiques, à laquelle nous nous sommes beaucoup interessé, il nous est apparu une distinction à marquer entre 3 sortes de relations amoureuses (chez l'adolescent).
Elles sont classées comme suit :

Type 1 : (durée moyenne : 1 à 2 semaines)
Relation basique, communément appelé "flirt". Fondée sur une communication par l'image, cette relation est de loin la plus simple à comprendre et la plus simple à mettre en place. Les deux sujets se connaissent assez peu, et souhaitent l'un l'autre aller assez rapidement dans leurs démarches. La notion d'Amour est à exclure, on parlera ici d'attirance réciproque. Ici les sujets s'embrassent, passent du temps ensemble, parlent mais ne font pas de projets et ne manifestent que très peu de jalousie, et en aucun cas de la possessivité. Le but inavoué ici est de se montrer avec quelqu'un et de passer d'agréables moments sans riques de prises de tête.
Le peu d'attachement manifesté étant synonyme de simplicité et de douceur de vivre.


Type 2 : (durée moyenne : de quelques semaines à quelques mois)
Relation de second stade. Ici les individus prennent beaucoup plus le temps de se connaitre avant d'entamer une relation dite amoureuse. On notera plus de réserve pour chacun d'entre eux associée à un désir constant de séduire l'autre, de lui plaire. Ici, on intégre la bande d'amis de son compagnon et on tente de s'adapter à son rythme de vie. On ne dit toujours pas "je t'aime" et il existe une certaine froideur dans les tons, que l'on traduira aisément par de la timidité. Bien que la notion d'amour soit encore soumise à certaines réserves, on ne parle plus d'attirance réciproque mais de sentiments. Le but avoué sera ici de parfaire la relation ainsi que le sentiment amoureux.
C'est l'instant de la découverte de l'autre dans tout son état naturel et sensible.


Type 3 : (durée moyenne : plusieurs mois)
Relation au paroxysme amoureux. L'Amour au sens définitif du terme. Pouvoir passer des heures, alongés dans l'herbe humide, à se regarder l'un l'autre dans les yeux et ne pensant à rien sauf à l'union des deux êtres. Passer des moments ensemble, des moments de partage, des purs instants de bonheur. Passer des nuits chez l'autre, que l'autre passe des nuits chez soi. Des concerts, des soirées, des moments à deux. Enfin les mots "je t'aime" prennent tout leur sens. Aimer, n'est plus seulement se regarder l'un l'autre, mais c'est regarder ensemble, dans la même direction. Enfin, le temps des projets à deux, visions d'avenir.
Voilà l'Amour : durable, stable, sérieux et source de bonheur absolu.


Bien entendu on peut passer d'un stade à un autre... le flirt peut devenir relation, la relation devenir passion...
Et au dessus de tout cela, il existes une relation suprème, la relation supérieure... qui dépasse l'entendement...
Je t'Aime Mathilde. C'est plus fort que tout.



.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 21:56
Modifié le mercredi 25 juin 2008 23:01

Encore un communiqué {très} officiel en arrivation directe du bureau de la SOTTISE (Service d'Ordre, de Tri et de Transfert des Informations Suposées Ennuyeuses)

Encore un communiqué {très} officiel en arrivation directe du bureau de la SOTTISE (Service d'Ordre, de Tri et de Transfert des Informations Suposées Ennuyeuses)
M. Poulain : « Oh des délégués élèves au Conseil d'Administration... Bonjour =) ... quoi ??! ils sont 4 ?! mais j'ai pas fait assez de photocopes ! vous croyez que le lycée est riche hein ?! bah non ! on est pauvres ! on a pas d'argent !! alors pourquoi vous êtes 4 ?! vous voulez nous ruiner ??! vous voulez me tuer ??! »

Il n'est déplaise à notre Intendant...
Jérémy, Mélaine, Romain et moi-même

avons décidé de nous représenter au fonction honorables de Délégués des Elèves du Lycée Claude de France.




"Je suis vraiment heureux d'être au côtés mes trois autres collègues, ils sont vraiment géniaux ...
- ... collègues ? ...
- ... non, amis !"
# Posté le mardi 24 juin 2008 04:36
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 14:29

Dialogue de philosophie en Fa mineur avec le philosophe Alexandre A.

Dialogue de philosophie en Fa mineur avec le philosophe Alexandre A.
« - C'est très complexe ce que je vais vous dire. Et sérieusement je serai prêt à vous dire le contraire de ce que je vais vous dire une fois que j'en aurai terminé. On peut pas prétendre savoir, tout savoir. On a pas le droit de vouloir s'approprier la vérité. Tout simplement, parce que la vérité, elle n'existe pas. Moi, j'ai pas la prétention de dire que ce que je pense, que ce que je vais dire, c'est la vérité. J'ai pas la prétention de vous intéresser plus que ça. Moi, je suis là parce c'est comme ça. Je devais être là, tout comme le Soleil doit être là pour nous réchauffer, tout comme l'eau doit être là pour nous faire vivre. Je ne dis pas que je suis une ressource essentielle à la vie, non. C'est juste que je suis là, c'est tout. On ne doit pas juger, ni même tenter de comprendre. Si je suis ici en ce moment, c'est parce que vous, vous êtes là en ce même moment. On est là parce que c'est comme ça. On pourrait ne pas être là, on pourrait de pas avoir existé, les Grecques aurait pu ne pas inventer la démocratie, Napoléon aurait pu être mathématicien, Hitler peintre, que sais-je encore. Le monde est contingent. On est tous contingents, moi le premier. Et puis de tout façon on est pas là pour parler de ça. On peut pas vraiment dire qu'on est là pour philosopher non plus. Je sais pas ce que c'est philosopher, je crois pas savoir. Après tout, si on est philosophe, si on décide d'être philosophe c'est parce qu'on est pas bien dans sa peau, parce qu'on est pas bien dans sa vie, sinon on vit, c'est encore merveilleux de vivre.

- Vous dissocier donc la philosophie de la vie ? Pour vous, philosopher ce n'est donc pas vivre ?

- Non, non, non. Je n'ai pas dit ça. On peut faire le choix de vivre. Ou on peut faire le choix d'étudier la vie. Je sais, la nuance est maigre. Vous me direz sûrement que vivre c'est étudier la vie d'une certaine manière ou encore qu'étudier la vie c'est aussi vivre, car on peut pas étudier la vie en étant mort, enfin je ne crois pas. Moi, je dis pas que les philosophes ne vivent pas, au contraire. Je dis juste qu'ils sont pas bien dans leur peau, c'est tout. Un philosophe c'est un homme qui va chercher à se torturer l'esprit. On se torture pas l'esprit si on a une vie normal, si tout va bien, si on est bien dans sa peau. C'est comme les comédiens, ceux qui jouent un rôle. On n'est pas comédien si on est bien dans sa peau. On joue pas un rôle si on n'a pas besoin de le substituer à sa propre existence. Pourquoi croyez-vous qu'on ait inventé le théâtre ? Pas pour le simple plaisir des spectateurs, non. Mais parce que les hommes ont toujours eu un besoin vital et essentiel qui est d'échapper à leur simple condition d'être humain, unique mais standard. Pouvoir jouer un rôle, c'est échapper à son corps, échapper au temps, échapper aux contrainte de la vie. Au théâtre, on peut endosser n'importe quel rôle, des plus immondes aux plus délicieux, on peut se recréer une vie, un sans-banc de vie. On devient quelqu'un d'autre le temps d'une représentation, on est plus nous-mêmes mais ce que l'on veut être. Le désir de l'échappatoire est là, il emporte le comédien aux rythme de son souffle infernal. On est comédien parce qu'on aime pas sa vie, enfin peut-être sa vie de comédien, mais on est ainsi parce qu'on veut jouer un rôle, on a besoin de se prouver qu'on peut, à l'instar de Dieu, recréer des vies, des personnages, des situations... Le gros deviendra beau, le faible deviendra fort, l'enfant deviendra adulte, le vieillard redeviendra enfant, la servante sera princesse... On se recrée des vies parce que les notre ne nous conviennent pas. C'est pour cette raison que je ne vais pas au théâtre. Enfin peu souvent du moins. Moi j'ai pas besoin de voir des gens se mentir à eux-mêmes et mentir aux autres. Pour moi le théâtre c'est de la tromperie. Moi, j'ai pas besoin de me payer une place de théâtre pour être trompé, je le suis tous les jours, dans la vie, et c'est gratuit. On est trompé tous les jours, les politiques, les média, l'entourage, tout ça c'est de la manipulation. L'homme ne vit plus, il survit. Il survit tout simplement parce qu'on ne lui donne plus les moyens de vivre.

- Vous accusez donc la société d'aujourd'hui d'empêcher l'émancipation de l'homme ?

- Oui en quelque sorte. Enfin je ne dis pas que c'est la société qui empêche les hommes d'avancer, au contraire c'est grâce à la société que les hommes évoluent entre eux et c'est la société qui les rend constructifs. Mais la société empêche l'homme d'accéder au bonheur. Je dis bien l'homme, pas les hommes. Un individu en particulier trouvera probablement très contraignant de dire bonjour à ses voisins en sortant de chez lui ou de payer ses impôts pourtant c'est grâce à ces impôts que le trottoir et la route sur lesquels il va marcher en sortant de chez lui ont été financés et il sera bien content que les voisins lui dépannent quelques œufs pour faire une omelette un soir. La société est comme ça : on est forcé de faire des sacrifices individuels pour assurer la paix dans un monde de solidarité. On nous sucre notre liberté au profit de cette foutu fraternité. Mais sérieusement, vous trouvez que ça fonctionne bien ? Moi je nettoie les merdes devant chez moi et là je vois le chien d'un passant déféquer le long de mon mur. A quoi ça sert de penser aux autres si les autres ne pensent pas à nous ? C'est pour ça que je vous dis que cette prétendue société de solidarité c'est du pipo, elle n'existe que dans l'esprit de ceux qui y croient. Moi je n'y crois pas. La solidarité c'est une utopie, il y a plus de cons sur terre que de gens bien, je suis le premier à le regretter mais que voulez-vous que j'y fasse ? D'ailleurs, des gens bien y'en a très peu. Moi je le sais je n'en fais pas partie. J'en suis conscient. Mais moi je suis né pour vivre pas pour faire vivre. Si y'a quelqu'un là-haut c'est à lui de s'en occuper, pas à moi. Moi je n'ai pas envie d'essayer de donner du sens à ma vie en la dédiant aux autres. Je suis pas le genre d'homme à m'engager dans l'humanitaire, au service des plus démunis. J'ai bien trop de respect pour les gens dans la misère. Je les respecte bien trop pour aller là-bas, profiter de leur misère pour donner un sens à ma vie, me rendre utile. Pour moi les gens qui sont dans l'humanitaire sont des égoïstes qui ne respectent rien. Ils partent aider les plus pauvres et les plus démunis de cette terre, ils partent dans le seul but de justifier leur existence. Ils profitent de la misère des autres pour se rendre utile, ils se servent des plus pauvres en quelque sorte, eux qui sont les plus riches. Ce sont des égoïstes parce qu'ils offrent leur compassion, pour ne rien avoir à leur offrir d'autre. La vision de ce monde précaire les conforte dans ce mépris d'eux-mêmes que leur inspire leur condition d'enfant capricieux à qui on a toujours tout donné. Et pour se défausser de ce sentiment ils offrent leur pitié. Mais ils n'ont pas encore compris que les gens du Tiers-Monde n'ont pas besoin d'aide, enfin pas de leur aide. Ils sont riches, et nous nous ne comprenons pas que ce n'est pas parce que l'IDH d'un pays est faible que ses habitants sont plus malheureux que nous. L'argent n'est rien face à l'affection. Et de l'affection d'un européen en quête de bonne conscience, je doute que les petits africains en désire. Nous évoluons dans deux mondes différents eux et nous. Bien-sûr c'est triste ce qu'il leur arrive, c'est triste de voir qu'ils n'ont pas accès aux loisirs, à l'éducation, aux sports, etc. Mais moi je préfère les plaindre et compatir plutôt que de me servir de cela pour justifier ma vie. Et puis sérieusement, vous préféreriez qu'ils vivent aux-aussi dans un monde de consommation poussée à l'absolu ? J'en doute. Croyez moi c'est triste mais ils sont mieux comme cela. C'est l'ordre naturel des choses. Et quoi qu'on en dise, la commisération, la mansuétude, la compassion, la miséricorde, la bonté, la charité et tous ces jolis mots, ne veulent rien dire. Tout cela est bien trop simple, bien trop lâche. La pitié c'est l'insulte suprême que l'on puisse faire à l'être humain, je suis bien trop altruiste pour ça.

- . . .

- Vous me trouvez surement très dur, n'est-ce pas ? Ce n'est pas moi qui suis injuste, c'est la vie qui est injuste, c'est le monde qui est injuste, et moi je fais partie de ce monde. Je ne suis pas plus injuste que vous, mon voisin, le passant avec son chien qui pisse partout, le Chef de l'Etat, ou encore Monsieur Toutlemonde. Arrêtez de faire semblant d'être choqué par tout cela. Vous faites partie du système, on fait tous partie du système. C'est ainsi. Et ce n'est ni vous ni moi qui pourront y changer quelque chose. Il faut comprendre cela ou mourir. C'est très dur ce que je suis en train de vous dire mais c'est ma sincère conviction. On s'adapte ou on ne s'adapte pas, dans ce cas il ne faut pas se plaindre.

- Vous avez récemment confié l'importance, selon vous, de ce que vous appelez le « par delà les mots ». Vous nous expliquez ?

- Oui en effet. Moi je ne pense pas, contrairement à certains de mes confrères, que les mots soient essentiels. Pour moi, la langue n'est qu'un outil, important certes mais outil tout de même. Ce ne sont pas les mots qui sont importants. C'est la situation, c'est l'état d'esprit de celui qui les prononce, ce sont ses sentiments ainsi que ceux de la personne qui les reçoit, etc. La parole a été donné à l'homme non pas pour exprimer ce qu'il ressent (comme les plus naïfs d'entre nous pourraient le croire) mais au contraire pour déguiser sa pensée. C'est très facile de regarder quelqu'un et de lui dire exactement de la même manière : « je t'aime » ou « je te hais ». C'est du théâtre, on joue un rôle, comme le comédien pas bien dans sa peau. Les mots ne sont donc pas importants, ils ne signifient rien. Ce qui est important c'est la situation dans laquelle ils sont prononcés. De plus, on entend très souvent ce genre de dialogue futile : « comment vas-tu ? – bien et toi ? – oui ça va merci... ». Des questions ridicules qui n'attendent pas de réponses et n'en reçoivent jamais, du moins jamais qui ne méritent d'écoutées. Mais tout ça ce ne sont que des prétextes, des prétextes pour se parler. Les mots en eux-mêmes ne sont pas importants. Les sentiments qu'ils cachent, eux, le sont. C'est ce que j'appelle le « par delà les mots ». C'est l'essence des relations entre les hommes, c'est ce qui charpente la société humaine. »

(note de l'auteur : les propos tenus ici par ce personnage philosophique n'engagent que lui, nous nous dégageons de toute responsabilité concernant lesdits propos et remercions nos aimables lecteurs de leur habituelle compréhension)
# Posté le vendredi 20 juin 2008 05:02
Modifié le vendredi 27 juin 2008 07:40

« Au commencement était la Plume... (où l'on saisira mieux la psychologie de Votre Serviteur)

Il me semble qu'il est chose très aisée que de dépeindre la condition humaine dans toute sa singularité. En revanche, il est tâche bien plus ardue que de tenter de comprendre son sens ou d'expliquer sa nature et son origine. En effet, si c'est avec une extrême facilité que je puis, aujourd'hui, vous narrer une anecdote révélatrice d'un facteur humain essentiel, il me sera beaucoup plus difficile d'expliquer ce facteur et de le comprendre. Pourtant, dans me vie de tous les jours, je me surprends à trouver des réponses à des questions que personne ne se pose, et pour cause : elle sont imposables.

Voyez autour de vous, observez :
vous sortez de chez vous... voyez la voisine qui passe la tête par la fenêtre de sa cuisine pour surveiller votre passage mais qui pourtant feindra de scruter le ciel, évitant ainsi de vous saluer, car votre papa a fait trop de bruit à son goût l'autre jour avec sa tondeuse alors que madame était encore au lit ; voyez cet homme dans la rue qui vous sourie de toutes ses dents (jaunies par l'alcool, la cigarette de mauvais goût ou encore par un manque notoire d'hygiène buco-dentaire), conseiller municipal depuis 20ans (d'une ville de 2000 habitants), il déambule fièrement dans les rues du centre-ville, il se donne de l'importance malgrè son vieux jeans trop court et son bide encore plein de la bière de l'avant-veille, celle qu'il a ingurgité avec ses copains de la mairie sur le canapé du salon (pendant que bobonne était à une réunion tuperware avec les bobonnes des copains) à regarder un match de catch sur eurosport (avant de zapper négligement sur une chaîne X et s'avaler un bon porno dont ses copains et lui sont si friands)...

Ne vous surprendriez-vous pas à esquisser un léger sourire devant ce ridicule spectacle révélateur de l'infinie médiocrité humaine ? ...

Alors, vous appartenez à la même espèce d'homme que Votre Serviteur.
Je scrute, j'observe, j'analyse parfois et j'en oublie de vivre.
Je suis un penseur, plus anatomiste que médecin, car je dissèque bien plus que je ne guéris. Cogito... non vivo
"Heureux les simples d'esprit". Heureux ceux qui ne se soucient ni de théologie, ni d'épistémologie, ni d'eschatologie, ni de philologie, ni de psychologie, ni de philosophie... Heureux ceux qui ne s'occupent que d'eux, heureux les épicuriens et les épicuristes. Ils réussissent partout et tout le temps.
En effet, la raison pour laquelle les sots réussissent toujours dans leurs entreprises, c'est que ne sachant pas et ne voyant pas lorsqu'ils sont impétueux, ils ne s'arrêtent jamais... La limite de la Raison leur est totalement inconnue.

Ainsi, si je voulais être heureux, il me faudrait devenir leur semblable.
Je ne dis pas que je suis malheureux, non. J'ai tout pour être heureux (et particulièrement de l'amour).
Mais je suis atteint d'une profonde mélancolie : la tristesse d'être heureux... culpabilité ? contrition ? non.
Je crois que ce mystère tient en l'insassiabilité de l'être humain : on ne se satisfait de rien si l'on pense trop.
On verra dans mes lignes l'expression d'un homme qui pense, et non d'un homme qui vit.

Ainsi, il me faudra nécessairement acquérir cette suffisance sotte qui caractérise tant les imbéciles heureux.

Puis, il ne me restera plus qu'à apprendre... et à vivre.

« Au commencement était la Plume... (où l'on saisira mieux la psychologie de Votre Serviteur)
# Posté le samedi 07 juin 2008 15:53
Modifié le dimanche 08 juin 2008 14:41